2014-11-14

La chanson la plus triste du monde

Townes Van Zandt est face à la caméra. Il nous présente son épouse, Cindy, et sa chienne, Darlene. Il a un chapeau de cow-boy sur la tête, un fusil dans la main gauche et une bouteille de whisky dans la main droite ; ou l’inverse. Ayant brusquement besoin d’aise et un souci de mobilité, il tend le fusil à sa femme et le chapeau à la chienne ; ou l’inverse. Il garde le whisky.
Il fait le pitre.


La séquence se poursuit par une visite du « backyard ». Townes montre du doigt un terrier de lapin, puis un deuxième, plus grand, pour un plus grand lapin ; et un troisième dont l’entrée est si grande que des planches sommairement assemblées, de la taille d’une porte, ont été placées là pour en obstruer l’entrée, façon couvercle ; appelons ça une trappe. Townes se penche pour soulever la trappe. L’ébriété le trahit, il perd l’équilibre et se retrouve sur les fesses, les jambes à moitié sous la trappe. La caméra est toujours fixée sur lui. Townes flaire l’opportunité de se donner davantage en spectacle. Il se laisse glisser petit à petit dans l’orifice en hurlant qu’on l’aide à se sortir de là, quelque chose lui a attrapé la jambe. Nous basculons avec lui. Dans une version horrifique d’Alice, dans Creepshow, dans le « Sacré Graal » et son lapin tueur, dans un cartoon de Tex Avery. Dans un univers situé à des années lumière de ce que l’écoute de ses chansons, pour qui ne saurait rien de son interprète, révèle de son auteur. Cette séquence, fût-elle influencée par l’usage de stupéfiants, est en elle-même stupéfiante car Townes Van Zandt est connu comme l’auteur des chansons parmi les plus tristes jamais écrites.

La scène a été tournée dans la périphérie d’Austin, Texas. Nous somme à l’automne 1975, peut-être même au début de l’hiver. Townes Van Zandt a déjà enregistré ses albums majeurs, le dernier, justement titré « The Late Great Townes Van Zandt », remonte à trois ans déjà. Townes marque une pause dans sa production et traîne ses bottes avec la plèbe, réprouvés et contestataires – plus quelques chiens –, dans un « Trailerpark » à Clarksville près d’Austin. Au vue des images, il a l’air de bien s’y amuser.

Townes Van Zandt est entré très tard dans ma vie. Je n’allais pas très bien, et il était déjà mort. Notre relation ne se plaçait pas sous les meilleures auspices.

La séquence figure dans le documentaire « Heartworn Highways ». Son réalisateur au nom imprononçable a réussi à le sortir en salles en 1981. Je faisais une fixette sur les années 70, c’est probablement pourquoi je l’ai visionné. Les années 70 m’ont vu grandir, mais moi, je n’ai jamais rien fait que les voir rétrécir. Dans une tentative désespérée de faire ressurgir des souvenirs enfouis, des actes manqués, des icônes votives, je me suis mis à regarder des images de cette période, des films parfois, des documentaires le plus souvent. C’était une entreprise nostalgique, je reconnais.

Il a été dit que Townes Van Zandt avait choisi sa voie en regardant Elvis Presley, en écoutant Hank Williams, les premiers Dylan (avant Newport et le violon électrifié) et surtout Lightnin’ Hopkins. Retenons pour le moment Lightnin’ Hopkins qui en connaît un rayon question tristesse. Ecoutons Sam Hopkins nous éclairer :
« Vous savez, le blues, c’est pas quelque chose qui est facile à bien comprendre. C’est comme la mort, tout comme. Je vais vous dire, pour le blues. Le blues, ça vous habite, ça vit avec vous, tous les jours, partout. Tenez, vous pouvez avoir le blues pasque vous êtes sans le rond. Vous pouvez avoir le blues pasque votre nana est partie. Le blues, ça vous arrive de tellement de façons différentes que c’est dur à expliquer, comme qui dirait. Mais chaque fois que vous vous sentez triste, vous pouvez aller dire au monde entier que ce que vous avez, c’est le blues. Et rien d’autre. »
Dans un autre documentaire, « Be Here to Love Me », Townes Van Zandt toise un jeune interviewer ayant eu le toupet de lui demander pourquoi ses chansons étaient si tristes. Townes s’offusquerait presque. A la façon d’un entraîneur de sport d’équipe qui réprimanderait un élément rétif (« si tu veux pas jouer collectif, t’as qu’à aller jouer au golf ! »), il lance cet oxymore : « si tu veux de la musique joyeuse, t’as qu’à aller écouter du blues. Le blues est une musique joyeuse ! »
Il n’est pas très aimable dans cet interview, Townes. Il prend sa mesure, et sa mesure est démesure. Sa compréhension de la tristesse serait incompréhensible à Lightnin’ Hopkins, elle se situe au-delà. La tristesse de ses chansons est un cran au-dessus. Townes Van Zandt est le point culminant de la chanson triste. Magnanime, il jette un dernier os à ronger à l’interviewer décontenancé : « oui, certaines de mes chansons sont tristes, la plupart sont seulement... [seconde de réflexion]... désespérées ».

Townes Van Zandt s’est marié en 1965. Sa première épouse, Fran, le voit s’isoler jusqu’à pas d’heure dans son antre secrète, seul avec sa guitare. Un soir, elle le voit en sortir tel Archimède, la toge dégouttante sur le sol, tel Jupiter, les doigts crépitant d’étincelles après avoir inventé la foudre, les cinquante étoiles du drapeau américain brillent dans les yeux de Townes : il vient d’écrire sa première chanson !
Piquée de curiosité, l’amoureuse transie demande à son mari aimant et méticuleux de la lui jouer, s’attendant à je ne sais quelle ballade bucolique, hymne à la joie, ode à l’amour éternel, romance et moeurs adoucies. Townes chante. Fran déchante. La chanson en question, c’est « Waitin’ Around to Die ». Un panneau clignotant s’allume dans le cerveau de Fran : pour la première fois, le mot « divorce » se présente à elle comme une perspective d’avenir réaliste.

« Heartworn Highways » propose aussi deux chansons (l’une est en bonus sur le DVD, les deux sont sur Youtube). L’équipe de tournage s’est installée à l’intérieur d’un mobile home. Townes est au premier plan, un homme âgé et une jeune fille sont en retrait. Le plan est parfait. C’est un Tableau de Maître. C’est une image pieuse.


Townes chante « Pancho and Lefty », puis « Waitin’ Around to Die ».
L’homme âgé se fait appeler Oncle (Unk) Seymour Washington ; il est célèbre dans cette petite cour des miracles de Clarksville. Il est célèbre pour ses barbecues. Les barbecues d’Unk Seymour sont réputés au-delà des limites de Clarksville. On vient de loin pour se réchauffer autour des braises, sentir les aromates.
L’identité de la jeune fille a longtemps été matière à controverses avant que l’on s’accorde à dire, photos et témoignages à l’appui, qu’il s’agit de Phyllis Ivy. Une poignée de jeunes filles révoltées, pourvoyeuses ou consommatrices de codéine, gravitent autour de la communauté paumée de Clarksville. Phyllis est l’une d’elle.
Pendant « Waitin’ Around to Die », la caméra est attirée par quelque chose au second plan. Il se passe quelque chose. Ce qu’il se passe : Unk Seymour pleure. Le caméraman zoome sur les larmes d’Unk Seymour. Chaque fois que je regarde cette scène, ça me chamboule tout profond à l’intérieur.

« Waitin’ around to die » est la chanson que j’aime le plus. « Pancho and Lefty » est la chanson la plus obsédante.

Une nuit, je l’ai chanté en rêve. Le public a réagi positivement. La nuit suivante, j’ai recommencé. Il n’y avait plus de public, j’étais tout seul. C’est aussi bien comme ça.
Townes Van Zandt était peu disert sur ses chansons, leur origine, leur signification. Il répétait à qui voulait l’entendre que « If you needed me » s’était présenté à lui dans son sommeil et « Pancho and Lefty » à travers la fenêtre d’un hôtel poussiéreux. Comme ça. En provenance de nulle part. « Out of the blue ». Interrogé sur ce qu’il avait voulu dire par telle ou telle parole, il déclarait n’en savoir foutre rien ; et on était tenté de le croire. J’ai passé des heures entières sur un forum se proposant de livrer une explication définitive aux paroles de « Pancho and Lefty ». Après ce qui m’a semblé être un grand moment de solitude, je suis enfin tombé sur une interprétation analogue à celle que je m’étais forgé (moi, pauvre petit campagnard d’un lointain pays de cocagne, ne comprenant de toute façon l’anglais qu’à demi-mot), quand j’écoutais « Pancho and Lefty » de loin, à un continent et quatre décennies de distance.
Rick Bragg, écrivain primé, insère le premier couplet en citation liminaire de son best-seller « All over but the shoutin’ ». Mais il (lui ou son imprimeur) transforme la dernière ligne en « Saddled to your dreams » (au lieu de « And sank into your dreams »). Ça m’ouvre des perspectives. Ça me laisse une moitié de champ libre. Moi-même, j’aimerais entendre « The dust that Pancho beat down south / Ended up in Lefty’s mouth» au lieu de « The dust that Pancho bit down south ». Ça me ferait plaisir. Ça atténuerait mon obsession, adoucirait mes rêves.
De son vivant, tandis que la réputation de « Pancho and Lefty » grandissait, que ses paroles sibyllines intriguaient, Townes, roublard et cauteleux, s’est plu à brouiller les pistes, apportant une dénégation ici, une surprise feinte là, minaudant, ravi de l’intérêt qu’on lui portait mais n’en disant jamais plus. C’est aussi bien comme ça.

Quand Townes est entré dans ma vie à ce moment où je n’allais pas bien, j’avais fait la récente acquisition d’une voiture d’occasion. Un achat précipité et une véritable erreur de jugement. C’était une voiture accidentée. Un mécano, habile mais limité, l’avait rafistolée tant bien que mal (et plutôt mal). Pour parfaire la ressemblance avec un matériel neuf, manufacturé en série, il avait rajouté un lecteur CD/MP3 mais n’avait pas trouvé la combinaison pour que le déclenchement et l’arrêt de l’appareil se fasse sur l’ordre exclusif de l’usager. Si bien qu’aussitôt la portière ouverte, Townes commençait à chanter. Arrivé à destination et moteur arrêté, ma personne déjà extraite du véhicule, Townes continuait sa complainte, jusqu’à l’extinction de l’appareil passé un délai de mise en veille incompressible (ni moi, ni le mécano, ni personne n’a jamais pu en ajuster le réglage). Imaginez-moi sortir de la voiture dans un lieu public. C’était un véritable crève-coeur de laisser Townes à sa chanson triste, tout seul à l’intérieur de l’habitacle, les éventuels témoins de la scène me regardant drôle et se demandant si la situation relevait de la non-assistance à personne en danger. Passons. Une autre fois que j’exposais mon erreur d’achat à un ami, portière ouverte, ça n’a pas loupé, Townes a bien entendu entamé sa rengaine. Jamais avare d’un bon mot, mon ami m’a demandé : « Et à la fin de la chanson, il se suicide, c’est ça ? ». Je me suis senti visé. Cet ami détecte les émanations de tristesse. Et Townes Van Zandt interprète des chansons tristes. Moi je ne m’en aperçois quasiment plus. La tristesse est mon vêtement, je me lève avec elle, je m’endors avec. La tristesse est mon manteau, mon pyjama, mon bleu de travail, mon costume du dimanche, elle me colle à la peau. Elle est ma peau. Townes m’est de douce compagnie car la tristesse est partie intégrante de ma personne. Cet ami providentiel m’avait percé à jour. Que cela soit dit : je suis un triste sire. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Et, sans me vanter, j’ai un très gros nez.

Non, Townes Van Zandt ne s’est pas suicidé à la fin de la chanson. Il a enlevé le chapeau de cow-boy, il a rangé le fusil, il a changé de femme. Il a gardé la bouteille de whisky.
Après cet hiver 1975-76, il a recommencé à écrire des chansons, à une cadence moins frénétique que dans ses vertes années. Il a peiné à écrire ces chansons, peiné à les interpréter sur scène et peiné aussi à les sortir sur disque.
Sa peine faisait peine à ses fidèles.
Townes Van Zandt était un artiste « culte » (avant que le terme ne soit dévoyé), c’est-à-dire que le grand public l’ignorait. Ses disques majeurs ne s’étaient pas vendus, les suivants ne se vendront pas. Ses fidèles l’adulaient. Une poignée de proches initiés le vénéraient, s’agenouillaient pour lui baiser les pieds et le couvrir de présents (myrrhe, encens, produits à base de houblon ou d’orge fermentés, sirop, pastilles, pilules chimiques ou herbes naturelles, jetons de casino). Lors d’une fête privée, Townes est fatigué. Il se met à l’écart, trouve un coin et s’adosse au mur. Ses fidèles ont sacralisé ce mur, l’ont transformé en chapelle dévotionnelle. Les fidèles défilaient en ordre monastique, déposant délicatement bibelots et autres quincailleries sur l’autel improvisé, un petit banc en cèdre de Californie. Les plus fervents restaient prier, d’autres se contentaient de s’accroupir en fumant de l’herbe, le regard dans le vague. Deux fois par semaine, quelqu’un passait faire la poussière, racler la cire des bougies consumées et balayer les cendres de cigarettes. Neuf fois sur dix, c’était une jeune fille. Townes Van Zandt était aimé.

Quelques petites choses cependant ne se passaient pas comme prévu. Kevin Eggers, ami fidèle, boss du label Poppy Records, envoyait Townes en studio à Nashville enregistrer l’album du retour mais, percevant soudain de mauvaises vibrations, Eggers omettait de payer la facture. Le studio garda les bandes, l’album ne sortit jamais. Townes peinait à se produire sur scène, les programmateurs ne sachant pas s’il aurait affaire à un spectre en début de sevrage, tremblant de tous ses membres, ou à un baratineur impénitent – « more music, less talk ! », entend-on sur des « bootlegs » –, ne sachant pas quel diable sortirait de la boîte. Les tourneurs hésitaient, le stylo tournait indéfiniment au-dessus du contrat, Townes ne se produisit plus qu’épisodiquement sur scène. Steve Earle, ami et disciple, se détourna de son ami et modèle après une partie de roulette russe pathétique.
Townes n’était pas facile à suivre.
Son coeur se déchirait à la vue d’un chien blessé ou d’un sans-abri squelettique et frigorifié mais envers ses amis, ses proches, son fils, la chair de sa chair, il n’était qu’indifférence. Un animal à sang froid.
Townes s’était engagé sur une route bien précise, à la recherche de la chanson parfaite, ne s’arrêtant que pour secourir les chiens blessés et les vagabonds fauchés. Ses fidèles avaient entendu parler de cette route mais à moins de se métamorphoser en chien blessé ou en sans-abri squelettique, ce qui n’est pas dans les cordes de tout le monde – on se serait de toute façon aperçu de la supercherie –, ses fidèles finirent par se dire qu’il était impossible de l’accompagner sur cette route où nul ne l’avait précédé et où nul ne le suivrait. Ils le sentaient confusément en dépit de sa peine qui leur faisait peine : cette route, Townes devait la faire tout seul.

Au milieu des années 90, certaines choses lui tenaient encore à coeur. Tim Foljahn et Steve Shelley (batteur de Sonic Youth), de jeunes pousses, appartenant à la génération suivante, nouvellement convertie, lui proposèrent de produire un album sur une major et Townes considéra la proposition avec intérêt car cela lui tenait particulièrement à coeur. Au premier rendez-vous, il arriva en fauteuil roulant. Il s’était fracassé la hanche la veille, en glissant sous la douche. Ce qui montre bien qu’il attachait de l’importance à cette rencontre : il avait fait sa toilette. Il n’y eut pas de second rendez-vous.

Pendant tout ce temps, du milieu des années 70 aux années 90, une question centrale taraudait ses fidèles. Ils se refusaient à se la poser tout haut, car cette question eut été blasphème.
En 1962, Townes saute du quatrième étage d’un immeuble, juste pour savoir l’effet que ça fait ; à titre purement instructif. Il s’en tire sans trop de dommage. En 1964, il passe plusieurs mois en maison de santé, les psychiatres diagnostiquent des troubles dépressifs et des tendances suicidaires, la routine. Broutilles du point de vue de ces gens hautement qualifiés : rien que des ajustements minima à la vie et des séances rapprochées d’électrochocs ne soient susceptibles de guérir. Les troubles résistent aux électrochocs. Townes procède aux ajustements minima. Il se marie en 1965, écoute Lightnin’ Hopkins, se choisit une carrière d’artiste, trace la route, s’isole dans des chambres d’hôtel bon marché, absorbe alcool et drogues en quantité massive, codéine surtout, parfois de l’héroïne lorsqu’il trouve où s’en procurer, que le tarif n’est pas exorbitant. Il overdose en 1972. Transporté à l’hôpital, un médecin expérimenté qui en a vu d’autres le prononce « mort à l’arrivée ». Ses mâchoires sont soudées l’une à l’autre, l’oxygène ne pénètre plus dans ses poumons ; le coeur, solidaire des poumons, s’arrête ; le sang n’irrigue plus le cerveau. Un médecin moins expérimenté, un idéaliste sûrement, se saisit d’un marteau et fracasse les incisives : les poumons respirent. Reste le coeur. Choqué à deux reprises, il reprend son activité de pompage sanguin : la mort cérébrale n’a duré que quelques minutes. Townes en garde peu de séquelles : il a une bonne constitution. On lui propose pour la trentième fois de se désintoxiquer, il accepte, et pour la trentième fois, la désintoxication échoue. Dans la deuxième partie des années 70, Steve Earle le regarde jouer seul à la roulette russe, puis interrompre capricieusement le jeu au troisième tour de barillet. Earle est choqué et humilié, il ne comprend pas. Townes est un joueur compulsif, plutôt chanceux. Il participe à des parties de poker tendues, face à des adversaires tatillons sur les règles, une main crispée sur une arme à feu, sous la table.
Je n’invente presque rien. Toutes ces anecdotes (sauf une) sont avérées, elles figurent dans la biographie « A deeper blue » de Robert Earl Hardy et dans le documentaire « Be here to love me » de Margaret Brown.
Aussi, la question blasphème que ses fidèles évitaient de se poser et se forçaient à refouler dans les recoins les plus obscurs de leur psyché était celle-ci : comment diable, après toutes ces frasques, Townes Van Zandt était-il encore vivant ?

L’alcool et les drogues limitaient ses moments de lucidité, mais Townes avait parfois des éclairs extralucides. Il avait le pressentiment d’être voué à l’accomplissement d’un destin karmique. Son père était mort d’une crise cardiaque à l’âge de 52 ans et Townes se persuada que le même sort lui serait dévolu. Le fils instable, vagabond et autodestructeur n’ayant eu dans la vie aucun rapport avec le père, homme de loi, preux héritier d’une riche et noble famille texane, en aurait peut-être au moins un, dans la mort.
Cela arriva le jour de l’an 1997 (jour anniversaire de la mort de Hank Williams soit dit en passant). Son coeur cessa de battre. Il avait 52 ans.

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« Heartworn Highways » de Jim Szalapski.

« Be here to love me » de Margaret Brown. 

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