2015-07-13
the webstore that will not be blamed for nothing
Quelle part doit-on attribuer à la malchance et quelle part au foutage de gueule ?
J’explique. Nous avons un abonnement chez un vendeur de musique numérique. C’est sûrement le magasin virtuel le moins couru et le moins bien achalandé du net mais comme nous sommes abonnés depuis très longtemps, nous y sommes bénéficiaires d’une formule avantageuse que même leurs conditions d’abonnement actuelles ne prévoit plus. Les débuts et les fins de mois étant ce qu’elles sont, difficiles, il nous arrive fréquemment de suspendre l’abonnement dans l’attente de vents meilleurs et de sorties inédites (disques qu’on ne trouve pas ailleurs). Ça marchait bien jusque cette année.
L’avant dernière fois que nous avons actionné le bouton « freeze », le marchand contrit nous a annoncé que la procédure d’« update » était malheureusement amorcée et, c’est trop bête, notre compte déjà ponctionné. Grr. La dernière fois, la leçon étant apprise, nous nous y prenons deux (2) jours avant l’actualisation programmée et là le site est indisponible une journée entière. Lorsque le magasin émerge des limbes du net, devinez quoi, notre compte est ponctionné et la suspension à remettre aux calendes grecques (c’est-à-dire le mois suivant moins 2 ou 3 ou 30 jours si ça continue). Grrrr. Sur le coup de la contrariété nous appuyons sur le bouton « freeze » mais nous tombons alors dans ce que les spécialistes appellent « une faille dans le système ». La suspension est prise en compte à J+30 mais nous devons dans l’intervalle consommer notre crédit en cours. Problème n°1 : nous n’avons pas d’envies particulières (le nouvel album de Holly Golightly ne sort qu’à la toute fin de l’été). Problème n°2 : si nous commençons à consommer notre crédit en musique, la demande de suspension sera elle-même suspendue et à ce stade d’incertitudes et de ratés, nous ne savons plus très bien à qui faire confiance et nous devons en sus, assez vite, nous inventer des envies. Exercice difficile. Pour l’heure, nous consommons de moins en moins de nouvelles choses. Nous réutilisons si possible les vieilles. Le coup fourré de notre marchand de musique numérique se présente comme un racket financier et un viol moral. Mais allez, jouons le jeu. Voici ce que nous avons pioché, au jugé, sans trop réfléchir.
Un peu fébrile, nous commençons par l’album de reprises de Rodolphe Burger (This Is a Velvet Underground Song That I’d Like to Sing) et le nouvel album de Hugo Race & The True Spirit (The Spirit). Bof. Fions-nous aux valeurs sûres (le label Dirty Water records) et nous obtenons deux recrues supplémentaires : Thee Exciters (Perpetual Happening), du garage 60’s, sans orgue, avec morgue, et une compilation de Johnny Throttle qui jouent du punk-rock « comme il doit être joué, c’est-à-dire avec la morve au nez et droit au but ». C’est mieux. Elargissons la veine avec les Normals de Montréal, des punks d’époque (Live at the Nelson 1978) et des australiens inconnus de nos services d’immigration, Mick Medew & the Rumours (All your Love), sur le label I94-Bar. Il restera quelques pièces de monnaie que nous miserons sur les simples du « super-groupe gothique & country » Heathen Apostles, d’aspect un peu préfabriqué au premier coup d’oeil mais rudement efficace, ça oui. Le premier album « Boot Hill Hymnal » est en écoute sur bandcamp.
Rancune ravalée, nous prévoyons à terme de camper devant notre site marchand, jour et nuit, sous la pluie, afin de ne pas rater le moment propice pour actionner le bouton « freeze ». Et si ça merdoie encore, il y a un bouton « résiliation » qui n’a pas l’air mal non plus.
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