C’est certainement le signe d’une pudibonderie Déplacée mais je considére qu'il y a quelque chose d'obscène et de crapoteux à raconter ses rêves. Autant recueillir sa propre transpiration et s’ébaudir devant le liquide suri, vite avant qu’il ne sèche, vite avant qu'il ne s'évapore. Certains font ça très bien, André Breton, Graham Greene, Bergounioux, Le Gouëfflec, mais je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine gêne en les lisant. C’est idiot, je ne devrais pas.
Puisque je ne les note pas, je ne me souviens pas de mes rêves. N’en reste qu’une brume Diffuse où reviennent régulièrement les mêmes personnes, les mêmes chiens et les mêmes célébrités (Jack White, Bill Murray, Townes Van Zandt). Cette fois n’est pas coutume, j’ai pris des notes. La transcription qui suit se base donc sur ces notes (et non sur mon souvenir, lequel s’est estompé) :
« Un détenteur de l'autorité prend un quidam réfractaire par le col et le sermonne vertement. Il claironne : « La somme des faits constitue la mesure d'un système / moi mon domaine, c'est la mesure des faits » (ou quelque chose d'approchant). Le ton est sans réplique, le discours obscur mais rigolo. Le domaine de compétence du détenteur de l'autorité — il le regrette — est compartimenté. La scène se passe d'ailleurs dans un wagon. Alanguie sur une banquette au fond du compartiment, une dame pouffe. Les voyageurs grommellent. On ne doit pas rire de ces choses-là, semblent-ils dire. Chose étrange — si tant est que le contenu d’un rêve puisse être qualifié d’étrange —, la dame ressemble à Sabine Azéma dans le film « La vie et rien d'autre » et le détenteur de l'autorité ressemble à Philippe Noiret dans le même. »
Dizarre, vous avez dit Dizarre ?


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