2015-07-27

Dream all day

Le maître des rêves, Morphée — Dream pour l’état-civil — a tenu la vedette de la série Sandman chez Vertigo comics de 1989 à 1996 le long de 75 numéros, complétés par quelques come-back (suites mercantiles), guest appearances (coucou, c’est moi), spin-offs (produits dérivés) et j’en passe. Le maître des rêves a la tête d’Alice Cooper, la coiffure de Robert Smith, une famille de Déglingués (ses frères et soeurs s’appellent Death, Destiny, Delirium, Destruction, Despair, Desire, Décalcomanie etc. — je cite de mémoire) ouvertement Dysfonctionnelle. Il lui arrive pas mal de pépins et a une fâcheuse tendance à s’attirer des ennuis. Sandman est la création de Neil Gaiman et, si l’auteur n’avait exprimé son besoin vital de prendre des vacances et de réinjecter ses royalties dans l’industrie du tourisme, la série aurait pu se poursuivre éternellement. Nous la recommandons à température. Neil Gaiman est un chic type.


C’est certainement le signe d’une pudibonderie Déplacée mais je considére qu'il y a quelque chose d'obscène et de crapoteux à raconter ses rêves. Autant recueillir sa propre transpiration et s’ébaudir devant le liquide suri, vite avant qu’il ne sèche, vite avant qu'il ne s'évapore. Certains font ça très bien, André Breton, Graham Greene, Bergounioux, Le Gouëfflec, mais je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine gêne en les lisant. C’est idiot, je ne devrais pas.
Puisque je ne les note pas, je ne me souviens pas de mes rêves. N’en reste qu’une brume Diffuse où reviennent régulièrement les mêmes personnes, les mêmes chiens et les mêmes célébrités (Jack White, Bill Murray, Townes Van Zandt). Cette fois n’est pas coutume, j’ai pris des notes. La transcription qui suit se base donc sur ces notes (et non sur mon souvenir, lequel s’est estompé) :
« Un détenteur de l'autorité prend un quidam réfractaire par le col et le sermonne vertement. Il claironne : « La somme des faits constitue la mesure d'un système / moi mon domaine, c'est la mesure des faits » (ou quelque chose d'approchant). Le ton est sans réplique, le discours obscur mais rigolo. Le domaine de compétence du détenteur de l'autorité — il le regrette — est compartimenté. La scène se passe d'ailleurs dans un wagon. Alanguie sur une banquette au fond du compartiment, une dame pouffe. Les voyageurs grommellent. On ne doit pas rire de ces choses-là, semblent-ils dire. Chose étrange — si tant est que le contenu d’un rêve puisse être qualifié d’étrange —, la dame ressemble à Sabine Azéma dans le film « La vie et rien d'autre » et le détenteur de l'autorité ressemble à Philippe Noiret dans le même. »
Dizarre, vous avez dit Dizarre ?


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire